Septembre 2009 : Gogle Street View en justice?Gogle Street View en justice? La protection des données n’est pas encore satisfaite par le géant américain. Hanspeter Thür, préposé fédéral à la protection des données menace de «porter l’affaire au Tribunal administratif fédéral». Google Street View (GSV) permet aux utilisateurs de visiter virtuellement les rues de nos villes grâce à des images prises par les véhicules de Google, équipés de caméras. Bien que le lancement de GSV mi-août 2009 en Suisse ait augmenté le volume d’utilisation de Google Maps de 80%, les Suisses ne sont pas satisfaits de la manière dont leur intimité a été préservée. En effet, beaucoup de personnes se retrouvent mal anonymisées sur le site. On peut aussi y trouver des jardins privés invisibles depuis la rue, mais accessibles sur GSV grâce à la hauteur à laquelle sont placées les caméras. Les risques en paraissent moindre, car certes, nous sommes exposés au regard de tous au quotidien quand nous marchons dans la rue, mais certaines personnes sont aperçues, et reconnues, dans des lieux qui pourrait leur porter préjudice! On demande aussi à Google de faire attention à des installations publiques comme les hôpitaux, les écoles ou encore les prisons. Aussi, les images de rues privées prises en l’absence de consentement devront être effacées1 L’avocat Sébastien Fanti, qui a porté plainte contre Google, lui, redoute que l’intégrité du pays soit atteinte : «Des architectures, des façades, des maisons privées peuvent se retrouver sur internet, et se voir copiées, plagiées en toute impunité. [...] Les villes, les rues, les bâtiments, les paysages constituent la matière première d’un pays. Les contribuables paient pour cela. Il n’y a aucune raison pour que les entreprises les défaussent de ce bien.»2 Les mesures d’amélioration proposée par Google ne sont pas suffisantes aux yeux de Hanspeter Thür. Il a donc demandé à l’entreprise de développer une meilleure solution afin de rendre les personnes et plaque d’immatriculation totalement méconnaissables. Malgré l’acceptation par Google de collaborer avec les autorités helvètes dans le but d’améliorer son service, la Suisse menace le géant d’Internet de l’emmener devant la justice. «La protection de la sphère privée n’est complètement garantie» déclare M. Thür après avoir constaté de «nombreuses images problématiques». A ce jour, Google a 30 jours pour accepter les nouvelles recommandations des autorités Suisses. Du côté de Google, on est prêt à se battre. «Nous défendrons vigoursement notre produit devant les tribunaux», a déclaré Peter Fleischer, avocat-conseil de Google en matière de protection des données.3 Le service de visite virtuelle de nos rues va-t-il être banni de Suisse, suite à toutes ces contestations et menaces de procès? On imagine assez mal Google réduire son service à une simple diffusion du bitume de nos routes, se voyant obligé de rendre anonyme personnes, lieux privés ou délicats et architectures. 1. Réf : rsr info |
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